Damatomacchine intrigue de nombreux boiseux, makers et tourneurs-fraiseurs : prix attractifs, large catalogue bois et métal, communication soignée… mais une réputation contrastée sur les forums. Entre ceux qui parlent de machines « tout à fait correctes » et ceux qui racontent des pannes précoces ou des réglages interminables, il devient difficile pour vous de savoir si ces combinées et tours valent vraiment le coup. La question centrale n’est pas seulement le tarif, mais l’équilibre entre qualité de fabrication, précision, fiabilité à long terme et service après-vente, notamment pour un amateur éclairé ou un petit atelier.
Avant de signer un devis, il est donc essentiel de comprendre qui se cache derrière la marque italienne, d’où viennent réellement les machines, comment elles se positionnent face à Holzmann, Bernardo, Leman, Felder ou Hammer, et surtout ce que rapportent les utilisateurs après plusieurs années. L’objectif ici est de vous donner un panorama clair, technique et concret pour évaluer si Damatomacchine correspond à votre profil et à vos exigences en termes de travail du bois et du métal.
Damatomacchine : présentation de la marque, provenance des machines et positionnement face à holzmann, bernardo, leman
Historique de damatomacchine : origine italienne, évolution du catalogue et spécialisation en machines combinées
Damatomacchine est une marque détenue par DM Italia S.r.l., basée à Olgiate Olona, près de Milan. Selon la communication officielle, la marque existe depuis les années 1990 et s’est positionnée très tôt sur les machines pour bricolage avancé, artisans et petits ateliers. Le cœur de l’activité : machines pour le travail du bois (combinées bois, scies à format, raboteuses-dégauchisseuses, toupies) et pour le métal (tours, fraiseuses, combinés tour-fraiseuse).
Historiquement, le catalogue a évolué de machines majoritairement « made in Italy » (par exemple les combinées Sicar distribuées pendant un temps) vers des modèles conçus par Damatomacchine mais assemblés partiellement à l’étranger, notamment en Asie. Les roulements annoncés comme suédois et les composants électriques français montrent une logique de mix entre composants européens et fabrication délocalisée, typique des marques de milieu de gamme. La spécialisation récente se voit surtout sur les combinées bois America et les tours à métaux Newton, très mis en avant.
Gammes principales damatomacchine : combinées bois america, scies circulaires professionale, tours à métaux newton
Pour le bois, la gamme phare est la série America (1600, 2600, 3000, 410/7, etc.), des combinées incluant scie, toupie, dégauchisseuse-raboteuse, parfois mortaiseuse et grand chariot ras de lame. À côté, les scies à format et scies circulaires « Professionale » reprennent le principe des grandes marques européennes : table fonte, chariot aluminium, inciseur pour mélaminé.
Pour le métal, les tours Newton 20, 25, 30 couvrent le spectre du petit atelier : distance entre pointes modérée, options de filetage, parfois affichage digital sur les versions supérieures. La gamme « Mill Drill » regroupe les perceuses-fraiseuses à colonne, très proches de ce que l’on trouve chez Bernardo ou Holzmann. Enfin, les combinés tour-fraiseuse type Multitech 800 visent les utilisateurs qui veulent un poste métal polyvalent sur une surface réduite.
Positionnement tarifaire : comparaison des prix damatomacchine avec bernardo, holzmann, holzprofi et lurem d’occasion
Sur le plan tarifaire, Damatomacchine se situe sur un segment intermédiaire : plus cher que les petites machines de GSB ou les marques entrée de gamme type Scheppach, mais souvent moins cher que les équivalents rebadgés par des distributeurs nationaux. Une combinée America 310/7 avec chariot de 1600 ou 2600 mm se trouve généralement nettement en dessous des prix d’un combiné de même capacité chez Holzprofi ou d’une Lurem/Robland récente, et à un niveau proche de Bernardo ou Holzmann à équipement comparable.
Le parallèle avec le marché de l’occasion est intéressant : de nombreux boiseux constatent qu’une bonne Lurem Maxi 26 ou une Kity-Scheppach bien entretenue se vend parfois presque au prix d’une combinée Damatomacchine neuve. La question devient alors : préférer une machine ancienne, conçue pour l’artisanat avec un bâti très robuste mais des incertitudes sur l’usure, ou une machine neuve garantie 2–3 ans mais nécessitant des réglages poussés à la réception ? Votre profil et votre appétence pour la mécanique feront pencher la balance.
Réseau de distribution : site officiel, revendeurs européens, livraison directe d’italie et délais constatés
La distribution se fait principalement via le site officiel de Damatomacchine et quelques places de marché (dont eBay pour certains modèles), parfois sous forme d’enchères ou de promotions. Dans plusieurs témoignages, des clients mentionnent une interlocutrice francophone au commercial, ce qui facilite les échanges pour la France, la Belgique ou la Suisse.
Les machines partent directement d’Italie, par transporteur. Les délais observés varient fortement : de quelques jours pour des petites machines en stock, à plusieurs semaines, voire plus d’un mois, pour des combinées lourdes ou en période de tension logistique (COVID, fin d’année). Plusieurs utilisateurs relatent une livraison dans des caisses bois ou sur palette parfois un peu fragiles, pouvant souffrir durant le transport. Le contrôle minutieux à l’arrivée devient donc indispensable, surtout pour les tables fonte et les chariots.
Catalogue damatomacchine pour le travail du bois : focus technique sur les modèles america, lab 300 et scies à format
Combinées bois america 1600 / 2600 / 3000 : capacités de rabot-dégau, largeur de coupe, moteurs mono et triphasés
Les combinées America 1600 / 2600 / 3000 forment la colonne vertébrale du catalogue bois. Elles proposent en général une raboteuse-dégauchisseuse de 310 mm de largeur, parfois 410 mm sur les modèles Professional. Les capacités de coupe en hauteur atteignent souvent 100 mm avec une lame de 315 mm sur la scie, ce qui suffit pour la majorité des travaux de menuiserie et d’ébénisterie amateurs.
Le point clé pour vous sera le choix entre motorisation monophasée 230 V et triphasée 400 V. Les versions mono annoncent souvent 3 CV (environ 2,2 kW), mais certains utilisateurs jugent ce moteur un peu juste pour déligner 80 mm de chêne de façon régulière. En triphasé, la puissance et le couple augmentent, avec une meilleure endurance, mais cela suppose un atelier équipé. Sur certains modèles, un seul moteur entraîne scie et raboteuse par changement de courroie, sur d’autres chaque fonction a son moteur dédié, plus confortable pour un usage intensif.
Scies circulaires et scies à format damatomacchine : diamètre de lame, chariot alu, inciseur, précision de coupe
Les scies circulaires et scies à format Damatomacchine reprennent les standards actuels : grandes tables fonte, chariot aluminium latéral ou ras de lame de 1600 à 3200 mm, inciseur indépendant pour panneaux mélaminés, et guides parallèles à verrouillage rapide. Les diamètres de lame vont de 250 à 315 mm, avec des moteurs entre 2,2 et 4 kW selon les gammes.
Sur le papier, la précision de coupe est honorable, mais les retours montrent une forte dépendance à la qualité de réglage initial. Certains utilisateurs rapportent une course de chariot non parfaitement parallèle à la lame à la réception, à corriger par des reprises patientes sur les excentriques et butées. D’autres, au contraire, comparent favorablement la coupe à celle d’une Lurem de centre de formation, à condition d’avoir passé le temps nécessaire au calibrage.
Fraiseuses et toupies damatomacchine : arbre, vitesse de rotation, compatibilité fers et porte-outils standards
Les toupies, intégrées ou séparées, offrent en général un arbre de 30 mm ou 50 mm, compatible avec les principaux porte-outils du marché. Les vitesses de rotation tournent autour de 4500 à 9000 tr/min selon les poulies ou variateurs, ce qui couvre le moulurage, le tenonnage avec chariot et la plupart des opérations usuelles.
La compatibilité avec les fers standard et les porte-outils à plaquettes est un point positif pour vous si un outillage existant doit être réutilisé. En revanche, plusieurs critiques portent sur la qualité des guides de toupie sur certains modèles d’entrée de gamme : tables courtes, réglages peu ergonomiques, guides non parfaitement d’équerre. Des bricoleurs ont parfois ajouté des rallonges maison ou refait un guide en alu ou en multiplis pour sécuriser et améliorer la précision.
Aspirateurs à copeaux et accessoires bois : capacités en m³/h, diamètres de raccordement, filtres et sacs
Les aspirateurs à copeaux Damatomacchine (simples ou doubles sacs, jusqu’à 3 kW) appartiennent à la grande famille des modèles « génériques » que l’on retrouve rebadgés sous diverses marques européennes. Les capacités d’aspiration atteignent facilement 2500–3000 m³/h sur les gros modèles quatre sacs, avec des bouches de 100 à 120 mm.
Les utilisateurs signalent une efficacité correcte sur les combinées bois, à condition de limiter la longueur et les coudes de tuyaux. Le bémol récurrent concerne la qualité d’aspiration des scies à ruban et certaines mortaiseuses, où les capots d’origine sont parfois perfectibles. Beaucoup choisissent de remplacer rapidement les sacs filtrants par des cartouches filtrantes de meilleure qualité pour réduire les poussières fines, surtout dans un atelier clos.
Machines métal damatomacchine : tours newton, fraiseuses mill drill et combinés tour-fraiseuse
Tours newton 20, newton 25, newton 30 : distance entre pointes, diamètre usinable, broche et filetage
Les tours Newton 20 / 25 / 30 couvrent la plupart des besoins d’un atelier amateur ou d’un lycée technique. Les distances entre pointes varient typiquement entre 500 et 750 mm, avec des hauteurs de pointe permettant d’usiner des diamètres de 200 à 300 mm. La broche, montée sur roulements coniques, offre une gamme de vitesses adaptées au tournage d’acier doux, d’alu ou de laiton, souvent entre 100 et 2000 tr/min.
Ces tours proposent des avances automatiques et des tableaux de filetage permettant le filetage métrique et impérial sur certaines versions. Les utilisateurs soulignent généralement un rapport fonctionnalités/prix intéressant, mais rappellent que ce sont des machines de type asiatique standard : jeux d’origine à rattraper sur les chariots, graissage à assurer rigoureusement, et parfois remplacement de la vis mère ou de pignons plastiques en cas de casse.
Fraiseuses mill drill damatomacchine : déplacement en X/Y/Z, cône de broche (CM3, CM4), rigidité de la colonne
Les fraiseuses-perceuses « Mill Drill » Damatomacchine utilisent une architecture à colonne ronde ou carrée, proche des Bernardo, Optimum ou Holzmann de même taille. Les courses en X/Y/Z couvrent typiquement 300–500 mm en X, 150–200 mm en Y, et 300–400 mm en Z, suffisants pour un grand nombre de pièces mécaniques ou de petits montages.
La broche est généralement en cône Morse CM3 ou CM4, acceptant un large choix de porte-pinces et de mandrins. La rigidité de la colonne reste le point limitant pour l’usinage lourd : ces machines conviennent très bien pour l’alu, le laiton et l’acier doux avec des passes raisonnables, mais n’ont ni la masse ni la rigidité d’une fraiseuse industrielle. Plusieurs possesseurs recommandent un socle lourd et un ancrage au sol pour gagner en stabilité.
Combinés tour-fraiseuse pour atelier amateur et semi-pro : polyvalence, compromis performances / encombrement
Les combinés tour-fraiseuse, type Multitech 800, répondent à un besoin fréquent : disposer d’un tour et d’une petite fraiseuse dans un volume réduit, pour un budget contenu. Un seul bâti, parfois un seul moteur avec boîtes séparées, permet d’usiner des arbres, de réaliser des perçages, des plats, des rainures, etc.
Cette polyvalence a un prix : ergonomie moins confortable qu’avec deux machines distinctes, hauteur de travail parfois perfectible, et temps de changement de configuration. Néanmoins, pour un fablab, un lycée pro ou un particulier disposant de peu de place, ces combinés restent une option cohérente. Des retours mentionnent des réglages à soigner dès la réception, mais une fois correctement pris en main, la productivité est honorable pour de la pièce unitaire ou de la petite série.
Qualité de fabrication damatomacchine : châssis, fonderies, précision d’usinage et composants électriques
Structure et fonderies : épaisseur des bâtis, rigidité des tables fonte, tolérances et jeux mécaniques
Les bâtis des combinées et des grandes scies sont en tôle pliée de bonne section, mais globalement moins massive que celle des machines purement industrielles ou des anciennes Lurem/Sicar. Les tables en fonte sont un vrai plus par rapport aux machines de grande surface de bricolage, mais la planéité à la livraison est parfois inégale : certains clients ont obtenu des rectifications prises en charge, d’autres ont dû se contenter de réglages.
En pratique, la rigidité convient très bien pour un atelier amateur exigeant. Pour un usage intensif en menuiserie pro, la moindre masse peut se traduire par davantage de vibrations sur de très grandes pièces ou à vitesse élevée, surtout si l’installation (sol, calage) n’est pas rigoureuse. Les tolérances d’assemblage, elles, demandent souvent une phase de mise au point un peu plus longue qu’avec une Hammer ou une Felder.
Guidages, volants et réglages : qualité des crémaillères, butées, réglages micrométriques, verniers
Les guidages et crémaillères Damatomacchine sont fonctionnels mais rarement au niveau « soyeux » des grandes marques premium. Les volants ont parfois un léger jeu d’origine, à rattraper via les vis de pression. Les verniers gradués sont présents sur les machines métal et sur certaines scies à format, mais leur précision effective dépend du jeu résiduel dans les mécanismes.
Sur le bois, les guides parallèles et de chariot sont souvent la principale critique : serrage perfectible, manque de rigidité sur les modèles de base, ou difficulté à conserver un parfait parallélisme après plusieurs serrages. De nombreux utilisateurs améliorent ces points par des ajustements simples : ajout d’une semelle, remplacement de la visserie, pose d’un comparateur à levier pour caler rapidement à chaque changement.
Moteurs et transmission : puissance réelle, rendement, courroies, boîtes mécaniques et variateurs
Les moteurs installés se situent dans la moyenne de ce segment : 2,2 à 4 kW, souvent en classe IE2 au minimum. Certains retours pointent un léger manque de couple sur les scies en monophasé lors du délignage intensif dans du bois dur très épais. Un utilisateur professionnel à la retraite a même choisi de remplacer son moteur 3 CV par un 4 CV pour déligner du chêne de 80 mm plus sereinement.
La transmission se fait majoritairement par courroies trapézoïdales, solution simple et facile à entretenir. Sur les tours et fraiseuses, des boîtes mécaniques assurent le changement de vitesse ; des casses de pignons ou d’engrenages plastiques ont été évoquées, souvent en cas de mauvaise utilisation ou de surcharge. Le recours à des variateurs de fréquence externes pour adoucir les démarrages et adapter la vitesse aux matériaux est parfois recommandé.
Équipements de série vs options : chariots ras de lame, guides parallèles, rallonges de tables, butées de délignage
L’un des arguments forts de Damatomacchine est le niveau d’équipement de série. Beaucoup de combinées sont livrées avec :
- un chariot ras de lame de 1600 à 3000 mm,
- des rallonges de tables de dégau ou de scie,
- un guide de délignage et un guide d’onglet,
- une mortaiseuse en bout d’arbre sur les modèles bois.
Chez des marques plus premium, ces éléments deviennent vite des options coûteuses. En revanche, la finition de ces accessoires chez Damatomacchine est moins luxueuse : ajustements parfois à reprendre, surfaces à ébavurer, peinture plus fragile. Un utilisateur averti, prêt à passer quelques heures de mise au point, y trouvera un bon rapport équipement/prix ; un utilisateur cherchant une machine « plug and play » risque d’être plus critique.
Fiabilité et longévité des machines damatomacchine : retours d’expérience en atelier amateur, artisan et fablab
Comportement à long terme des combinées america : usure des tables, stabilité des réglages, dérive des équerrages
Les retours d’utilisateurs de combinées America sur plus de 5 à 10 ans montrent un tableau nuancé. Certains possesseurs d’America 310 de 2008 témoignent d’une machine encore fonctionnelle, avec une usure surtout concentrée sur les systèmes d’amenage de rabot (pignons, entraîneur), jugés sous-dimensionnés par rapport au couple moteur. D’autres signalent des dérives légères des équerrages ou de la coplanéité des tables de dégau, à corriger périodiquement.
Dans un atelier amateur où la machine tourne quelques heures par semaine, cette maintenance reste raisonnable. Sur un rythme proche de celui d’une menuiserie professionnelle, les réglages se dérèglent plus vite, et les pièces plastiques ou légères montrent leurs limites. Le point positif : les bâtis eux-mêmes et les tables fonte supportent plutôt bien le temps, à condition de les protéger de la rouille et des chocs.
Pannes récurrentes signalées : interrupteurs, contacteurs, roulements, flexibles d’aspiration et solutions préventives
Parmi les pannes les plus souvent mentionnées, on retrouve :
- les interrupteurs et contacteurs (bourdonnements, collage de relais, boutons d’arrêt fragiles),
- certains roulements d’entraîneurs ou de guides de lame sur scie à ruban,
- les pièces de guidage plastique sur tours ou scies,
- les flexibles d’aspiration trop légers.
La parade adoptée par beaucoup consiste à remplacer préventivement ces composants par de l’équipement électrique industriel de meilleure qualité (Schneider, Siemens, etc.), des roulements de marque (SKF, FAG) et des flexibles renforcés. Ces améliorations, pour un coût modeste, augmentent significativement la fiabilité globale. Pour un utilisateur à l’aise avec l’électricité et la mécanique, ce n’est pas un obstacle majeur ; pour un menuisier pur qui ne veut pas « jouer au mécano », c’est un point à intégrer.
Adaptation à un usage intensif en menuiserie pro : limites des moteurs, surchauffe, vibrations et maintenance renforcée
La question revient souvent : une combinée Damatomacchine convient-elle à un menuisier professionnel ou un auto-entrepreneur ? Pour un usage intensif 8 h/jour, 5 j/7, la réponse est globalement prudente. Plusieurs échos de pros ou ex-pros signalent :
Les combinées type America tiennent la cadence pour du semi-intensif, mais montrent leurs limites sur les gros délignages répétés dans du bois dur, avec moteurs qui chauffent, freinages plus longs et entraînements qui fatiguent.
En menuiserie pro, la baisse de productivité liée à des réglages fréquents ou à des pannes mineures mais répétées finit par coûter beaucoup plus cher que l’écart de prix initial avec une Felder, une Hammer ou une SCM Minimax. Pour un auto-entrepreneur qui travaille seul avec un volume modéré, l’équation peut néanmoins rester intéressante, surtout si un second jeu de machines est prévu pour sécuriser la production.
Précision, réglages et calibrage : mise au point d’une combinée damatomacchine à la mise en service
Réglage de la scie circulaire : parallélisme lame / chariot, perpendicularité lame / table, contrôle au comparateur
La qualité de coupe d’une scie à format Damatomacchine dépend énormément de la mise au point initiale. Un réglage typique peut suivre ces étapes :
- Vérifier le parallélisme lame / rainure ou lame / chariot avec une règle rectifiée et un comparateur.
- Ajuster la position du chariot via les excentriques ou vis de guidage jusqu’à obtenir une dérive inférieure à 0,05 mm sur 1 m.
- Contrôler la perpendicularité lame / table à l’équerre de précision et ajuster l’inclinaison zéro de la lame.
Cette procédure, courante sur toute scie de menuiserie, est parfois plus longue sur une machine Damatomacchine à cause de jeux initiaux plus importants. Toutefois, une fois ce calibrage réalisé, les retours indiquent des coupes nettes, y compris sur panneaux mélaminés avec l’inciseur correctement réglé.
Alignement raboteuse-dégauchisseuse : coplanéité des tables, réglage des fers, test de planéité sur grande longueur
Pour la raboteuse-dégauchisseuse, la priorité est la coplanéité des tables. Certains utilisateurs ont constaté jusqu’à 1 mm d’écart d’origine entre l’avant et l’arrière d’une table, ce qui impose un réglage minutieux, voire une intervention SAV pour rectification en usine. Une méthode efficace consiste à utiliser une règle de précision de 1,5 à 2 m et des cales étalon pour contrôler les hauteurs.
Ensuite viennent le réglage des fers par rapport à la table de sortie (généralement 0 à +0,1 mm) et l’ajustement du guide de dégau en angle droit. Un bois test de 1,5 m raboté puis recollé permet de vérifier l’absence de cupping ou de creux. Une fois ces réglages réalisés, l’état de surface obtenu sur du résineux et du chêne se rapproche de ce que délivrent d’autres machines asiatiques de gamme similaire.
Contrôle des butées et guides : équerres de menuisier, règle rectifiée, vérification des angles 45° et 90°
Les butées d’onglet et guides parallèles demandent également un contrôle attentif. L’utilisation d’une équerre de menuisier de qualité et d’une règle rectifiée permet de vérifier :
La justesse des angles à 90° pour les coupes droites et à 45° pour les coupes d’onglet, sur des pièces de longueur significative (800 à 1200 mm).
Des décalages de quelques dixièmes de millimètre à 200 mm deviennent visibles et gênants sur 1,5 m. Les machines Damatomacchine offrent les réglages nécessaires (lumières oblongues, vis de blocage) mais exigent de prendre le temps de les exploiter. Pour un utilisateur méticuleux, c’est l’occasion de « prendre possession » de la machine ; pour un utilisateur pressé, cela peut être vécu comme une contrainte.
Impact des réglages sur la qualité de surface : état de coupe, arrachement du bois, reprises au ponçage
Une fois la combinée correctement réglée, la qualité de surface dépend ensuite du trio rigidité + affûtage + vitesse d’avance. Sur des combinées America bien calibrées, plusieurs boiseux obtiennent des faces de dégau nécessitant peu ou pas de ponçage avant collage, même sur du chêne ou du hêtre.
À l’inverse, des réglages approximatifs entraînent : arrachement dans les contre-fil, stries régulières dues à des fers mal réglés, ou légers « marches d’escalier » si les tables ne sont pas parfaitement coplanaires. Une bonne pratique consiste à considérer ces réglages comme un investissement initial : quelques heures passées au comparateur se traduisent ensuite par des dizaines d’heures de ponçage économisées.
Service après-vente damatomacchine : disponibilité des pièces détachées et réactivité du support
Commande de pièces détachées : lames, courroies, roulements, tables et délais moyens de livraison
Sur le plan du service après-vente, les témoignages sont globalement positifs concernant la disponibilité des pièces détachées. Des clients rapportent avoir obtenu l’envoi de nouvelles tables fonte rectifiées, de pièces de chariot, de courroies ou de systèmes de serrage dans des délais de l’ordre de 1 à 3 semaines, transport compris.
Les pièces standards (lames, courroies, roulements) peuvent bien sûr être achetées chez des fournisseurs tiers, ce qui limite la dépendance. Pour les composants spécifiques (bras de chariot, carters, pièces moulées), le passage par Damatomacchine reste incontournable. Un point de vigilance : certains trouvent certains tarifs de pièces élevés par rapport au coût de fabrication estimé, notamment sur des petits éléments de serrage.
Support technique à distance : diagnostic par e-mail, téléphone, envoi de schémas électriques et vues éclatées
Un des points forts les plus souvent cités concerne la réactivité du support technique, en particulier via des interlocuteurs identifiés (par exemple un technicien qui répond aux vidéos et photos envoyées). Des diagnostics à distance sont réalisés par e-mail ou téléphone, avec envoi de schémas électriques et de vues éclatées pour guider les interventions.
Ce mode d’assistance est particulièrement apprécié dans le cas des tours et fraiseuses, où des problèmes de câblage ou de relais peuvent être difficiles à identifier sans plan. Là encore, un minimum de compétence en électricité industrielle reste nécessaire ; pour vous, cela peut être l’occasion de monter en compétence, mais il faut accepter de mettre un peu les mains dans les entrailles de la machine.
Prise en charge sous garantie : procédures, conditions, frais de retour et retour d’utilisateurs sur la réactivité
La garantie annoncée est généralement de 2 ans, avec possibilité d’extension sur certains produits. En cas de défaut avéré, Damatomacchine peut :
Organiser l’enlèvement de la pièce ou du sous-ensemble, assurer la réparation ou le remplacement, puis renvoyer le tout, frais pris en charge lorsque la responsabilité du fabricant est engagée.
Certains clients relatent des expériences très positives (rectification de tables, remplacement de pièces endommagées au transport sans discussion), d’autres rapportent des cas plus mitigés, notamment lorsque le diagnostic n’est pas évident ou que l’usure normale est invoquée. Comme souvent, la qualité du dossier (photos, vidéos, explications techniques) et le ton des échanges influencent la rapidité de traitement.
Avis utilisateurs damatomacchine : analyse des retours sur forums, YouTube et blogs spécialisés
Retours de la communauté sur usinages.com, metabricoleur.com, forum-bois : points forts et critiques récurrentes
Sur des communautés comme usinages.com, metabricoleur.com ou divers forums bois, Damatomacchine suscite des avis tranchés. Les points forts souvent cités :
- un rapport qualité/prix correct pour un amateur exigeant,
- un SAV réactif, notamment sur les combinées et les tours,
- des machines robustes une fois bien réglées,
- une gamme très étendue bois + métal.
Les critiques récurrentes concernent la qualité inégale des réglages d’usine, la nécessité de reprendre de nombreux points à la réception, et des problèmes ponctuels de moteurs ou de pièces sous-dimensionnées (entraînements de rabot, relais, éléments de serrage). Certains parlent aussi de « paysanne chinoise » plutôt que de « belle italienne », soulignant le décalage entre l’image de marque italienne et la réalité d’une fabrication majoritairement asiatique.
Tests et démonstrations vidéo : comparatifs damatomacchine vs bernardo, holzmann, makita sur YouTube
Les vidéos YouTube consacrées à ces machines montrent le plus souvent des démonstrations d’usinage simple : délignage de panneaux, rabotage de planches, tournage acier sur Newton. Lorsqu’un comparatif explicite est réalisé face à des machines Bernardo ou Holzmann, les performances brutes restent proches, les différences se jouant davantage sur l’ergonomie, la finition et la régularité de la production.
Face à des machines électroportatives de marques comme Makita ou à des combinées d’atelier Festool, la comparaison est plus délicate, car le positionnement n’est pas le même. Damatomacchine s’adresse davantage à celui qui veut un parc de machines fixes, avec une logique d’atelier semi-pro, plutôt qu’au menuisier qui travaille essentiellement sur chantier avec de l’électroportatif haut de gamme.
Satisfaction globale des bricoleurs avertis : rapport qualité/prix, niveau de finition, marge de progression possible
En synthèse des retours, un bricoleur averti, prêt à investir du temps dans les réglages et quelques améliorations, se déclare généralement satisfait de son achat. Le rapport qualité/prix est perçu comme favorable, surtout lorsque l’on compare à une machine européenne coutant deux à trois fois plus cher à capacités égales.
Le niveau de finition et le soin apporté aux détails ne rivalisent pas avec Felder ou Hammer, mais l’écart de prix est tout aussi significatif. En ce sens, Damatomacchine ressemble à un « kit avancé » : la machine fournit 80 % de l’expérience, les 20 % restants dépendent de votre patience, de vos compétences de réglage et de votre envie de personnaliser.
Comparatif damatomacchine vs marques concurrentes : holzmann, bernardo, leman, felder, hammer
Comparaison technique des combinées bois : puissance, largeur de rabotage, qualité des chariots et guides
Techniquement, une combinée Damatomacchine de 310 mm de largeur de rabotage, avec chariot de 2600 mm et moteur 3 kW, n’est pas très différente sur le papier d’une Holzmann ou d’une Bernardo équivalente. Les puissances sont proches, les hauteurs de coupe comparables, et la conception générale très similaire (châssis tôle + tables fonte + chariot alu).
La différence se joue sur des détails : fluidité des chariots, rigidité des guides, qualité du système de basculement des tables de dégau, ergonomie des commandes. Sur ce terrain, Leman, Bernardo et Holzprofi ont parfois un léger avantage selon les modèles, même si les retours varient beaucoup d’un utilisateur à l’autre. Damatomacchine se situe clairement dans cette même « famille » de machines asiatiques rebadgées, avec quelques spécificités de design.
Écart de précision et de finition entre damatomacchine, hammer C3, felder K500 et SCM minimax
Face aux marques premium comme Hammer C3, Felder K500 ou SCM Minimax, l’écart devient net. Ces dernières offrent :
- une précision d’usine très supérieure,
- des chariots quasi sans jeu dès la sortie de caisse,
- des tables plus massives et mieux rectifiées,
- des systèmes de réglage plus rapides et reproductibles.
En contrepartie, le prix grimpe en proportion : un combiné Felder peut coûter deux à quatre fois plus qu’un équivalent Damatomacchine. Pour un artisan qui facture son temps et a besoin d’une fiabilité quasi absolue, cet investissement se justifie. Pour un amateur passionné, cet écart de budget peut au contraire financer l’ensemble de l’atelier (combinée, SAR, aspi, tour) en choisissant Damatomacchine, quitte à accepter certaines limites.
Analyse du rapport qualité/prix : équipement de série, niveau d’industrialisation, valeur de revente à l’occasion
Le rapport qualité/prix reste donc l’argument principal de Damatomacchine. L’équipement de série riche, couplé à des prix inférieurs à nombre de concurrents, rend l’offre séduisante pour un premier gros investissement d’atelier. En revanche, la valeur de revente à l’occasion est plus faible que celle des grandes marques historiques, notamment à cause de la notoriété moins installée et de la fabrication asiatique.
Pour vous, cela signifie qu’un achat Damatomacchine doit être vu plutôt comme un investissement à garder, à fiabiliser et à exploiter sur le long terme, plutôt que comme une machine que l’on revendra facilement dans 3 ou 4 ans avec une faible décote, comme cela peut arriver avec certaines marques premium.
Pour quel profil damatomacchine est adapté ? bricoleur, artisan débutant, atelier associatif, fablab
Profil bricoleur confirmé : first upgrade après parkside, scheppach, einhell pour menuiserie de précision
Pour un bricoleur confirmé qui possède déjà des machines portatives Parkside, Scheppach ou Einhell et souhaite passer à la menuiserie de précision avec des machines stationnaires, Damatomacchine peut constituer un « first upgrade » logique. Le saut en termes de rigidité, de capacité de coupe et de confort de travail est considérable.
Si vous aimez comprendre vos machines, régler une scie au comparateur et améliorer un guide avec une pièce maison, ces combinées et scies à format offriront un très bon terrain de jeu. La marge de progression est importante : en quelques ajustements, la machine peut passer d’un comportement « correct » à un niveau très satisfaisant pour du mobilier ou de l’agencement sur mesure.
Profil artisan ou auto-entrepreneur : usage mixte sur chantiers et en atelier, limites à anticiper
Pour un artisan ou un auto-entrepreneur qui travaille en mix atelier/chantier, Damatomacchine peut servir de parc fixe en atelier, complété par de l’électroportatif pro (Makita, Festool, Bosch Pro). Dans ce contexte, la combinée sert surtout pour le délignage, le corroyage et quelques opérations de toupie entre deux chantiers.
Les limites à anticiper résident dans la capacité de la machine à encaisser des pics de production lorsque plusieurs gros chantiers s’enchaînent. Dans ce cas, mieux vaut :
- prévoir un contrat d’entretien ou un budget maintenance annuel,
- remplacer préventivement les éléments fragiles (contacteurs, roulements),
- éventuellement doubler certaines fonctions (seconde scie sur table, raboteuse séparée).
Profil makerspace, fablab, lycée pro : robustesse, polyvalence et sécurité dans un environnement multi-utilisateurs
Pour un fablab, un makerspace ou un lycée pro, le choix est plus délicat. La polyvalence des combinées et des combinés tour-fraiseuse est séduisante, surtout avec une enveloppe budgétaire limitée. Toutefois, l’environnement multi-utilisateurs expose davantage les machines aux erreurs de manipulation, aux chocs et aux réglages intempestifs.
Dans ce contexte, un choix judicieux consiste à privilégier des machines séparées (scie, dégau/rabot, toupie, tour, fraiseuse) plutôt qu’une grosse combinée, afin de limiter les temps morts en cas de panne. La facilité d’accès aux organes de sécurité (boutons d’arrêt d’urgence bien placés, capots inter-verrouillés) devra aussi être évaluée avec soin, car la responsabilité de la structure est engagée.
Conseils d’achat et checklist avant de choisir une machine damatomacchine
Points à vérifier sur une combinée america lors de la livraison : tables, jeux, accessoires, manuel
Au moment de la livraison d’une combinée America, un contrôle minutieux conditionne la suite. Quelques points essentiels :
- Inspecter visuellement les tables fonte (chocs, fissures, rouille profonde) et vérifier la planéité avec une règle longue.
- Contrôler le chariot (jeu excessif, bosse sur les rails, déplacement fluide sur toute la course).
- Vérifier la présence de tous les accessoires listés sur la facture (guides, rallonges, butées, clé de serrage, manuel).
Il est utile de noter immédiatement toute anomalie et de la signaler au SAV avec photos à l’appui. Un déballage soigné et documenté offre un levier important pour obtenir une prise en charge rapide si un élément est endommagé ou manquant. L’expérience montre que les cas bien argumentés sont traités avec plus de facilité.
Évaluation des besoins réels : types d’essences, sections de bois, fréquences d’usinage, place disponible
Avant de se décider pour un modèle précis, l’évaluation des besoins réels reste déterminante. Une question simple peut guider la réflexion : quels types de bois, en quelles sections, et à quelle fréquence seront usinés ? Pour du résineux en faible section et une utilisation ponctuelle, une combinée de 2600 mm et 3 kW suffira largement. Pour du chêne massif en 70 × 200 mm plusieurs fois par semaine, un modèle plus puissant, voire une scie séparée plus robuste, se justifiera.
L’encombrement au sol et les dégagements nécessaires pour les longues pièces ne doivent pas être sous-estimés. Une grande scie à format mal implantée devient rapidement pénible à utiliser. Un plan d’atelier précis, avec l’implantation des machines Damatomacchine envisagées, vous fera gagner du temps et de l’énergie au quotidien.
Optimisation du budget : choix mono ou tri, achat de base + accessoires tiers (lames, fers, guides)
Enfin, le choix entre version monophasée et triphasée influence fortement le budget global et les performances. Si l’accès au triphasé est possible, il apporte un confort certain en termes de couple, de démarrage et de longévité moteur. Dans le cas contraire, prévoir éventuellement un convertisseur de fréquence de qualité peut être un bon compromis.
Une stratégie intéressante consiste à investir dans la structure (bâti, tables, chariots) chez Damatomacchine, puis à compléter avec des accessoires tiers de haute qualité : lames de scie de marque, fers de rabot premium, guides additionnels, systèmes de mesure numériques. Cette approche permet d’obtenir un ensemble performant et fiable sans atteindre les tarifs des marques 100 % premium, tout en gardant la possibilité de faire évoluer l’atelier au fil du temps.
