Parmi les petites fraiseuses CNC françaises, Charlyrobot occupe une place à part. Conçues pour l’enseignement technique, les écoles d’ingénieurs et les bureaux d’étude, ces machines se retrouvent aujourd’hui régulièrement sur le marché de l’occasion, parfois à des prix très attractifs. Pour un atelier de modélisme, de micro-mécanique ou de prototypage, un Charlyrobot 2U, 3U, 4U ou DMC bien choisi peut offrir une précision remarquable pour un budget contenu. Encore faut‑il savoir quoi regarder, comment évaluer l’électronique souvent propriétaire, et quelles sont les possibilités de retrofit vers des contrôleurs plus modernes. Une vision claire de ces points permet d’éviter les mauvaises surprises et de transformer une vieille machine de lycée en véritable atout pour votre atelier.
Comprendre les charlyrobot d’occasion : gammes, modèles et usages en atelier mécanique
Les machines Charlyrobot ont été conçues pour l’éducation et le prototypage, puis intégrées sous la marque MECANUMERIC. Elles se retrouvent donc souvent dans des lycées techniques, IUT, BTS ou centres de formation. Leur architecture compacte, leur bâti rigide et leur précision en font de bonnes candidates pour l’usinage de petites pièces en aluminium, laiton, plastiques techniques ou composites. Historiquement, la gamme couvrait les modèles Charly4U, Charly2U, CRA/CR4, puis les mini-centres DMC avec des formats allant du A4 jusqu’à environ 600 × 610 mm. Dans un contexte professionnel, ces machines ont été utilisées pour la gravure, la fabrication de circuits imprimés, la micro-mécanique de précision et la réalisation de prototypes mécaniques complexes.
Différences techniques entre charlyrobot 2U, 3U et Charly4U pour l’usinage CNC
Sur le marché de l’occasion, les références les plus courantes restent le Charly4U (format proche A4) et le Charly2U (format A2). Les anciens modèles CRA/CR4 sont plus rares et plus âgés. En pratique, ce qui différencie surtout ces machines, ce sont :
- la surface de travail utile (un 2U offre une course en X/Y sensiblement plus grande qu’un 4U) ;
- la génération d’électronique et de contrôleur (certaines séries CRA/CR4 reposent sur des racks Isel plus anciens) ;
- la broche d’origine (puissance, type de pince, capacité à usiner l’aluminium en petites passes).
Un Charly4U reste idéal si vous ciblez essentiellement la gravure 2D/3D, la découpe de petites plaques, les prototypes de pièces RC ou les pièces de drone. Un Charly2U, avec sa table plus longue, devient plus confortable pour des châssis de voiture radiocommandée ou des platines électroniques de plus grande taille. Les anciens modèles 3U/CRA peuvent intéresser un profil bricoleur prêt à refaire entièrement la partie commande numérique.
Configurations typiques pour la gravure 2D/3D, la découpe PCB et la micro-mécanique
En occasion, un Charlyrobot arrive souvent avec une configuration typée « enseignement » : broche de 500 à 1000 W, table rainurée, parfois un étau ou une petite table à dépression, et un PC équipé du logiciel CharlyGraal. Cette configuration suffit largement pour :
- la gravure 2D/3D dans le bois, le PMMA ou le laiton ;
- la découpe PCB en isolation milling (copper-clad) avec des fraises très fines ;
- la micro-mécanique de pièces en POM C, polycarbonate ou aluminium 7075 en faibles profondeurs de passe.
Pour un usage intensif en aluminium, un retrofit avec broche plus rigide (type HSD ou Elte) et une lubrification par micro-pulvérisation améliore nettement la durée de vie des outils et l’état de surface. L’ajout d’une aspiration performante devient important dès que vous commencez à usiner du carbone ou des composites, notamment pour la santé et la propreté de l’atelier.
Compatibilité des charlyrobot d’occasion avec les logiciels FAO (type3, SolidWorks, fusion 360)
À l’origine, la plupart des Charlyrobot étaient livrés avec un environnement logiciel complet : CharlyGraal pour la FAO, parfois Type3 pour la gravure, et une interface de pilotage dédiée. Aujourd’hui, de nombreux utilisateurs modélisent sous SolidWorks, Fusion 360 ou d’autres solutions de CAO moderne, puis génèrent le G-code via un module CAM externe. La question centrale devient donc : votre Charlyrobot accepte‑t‑il directement ce G-code standard, ou passe‑t‑il par un format propriétaire ? En cas de contrôleur d’origine, un post-processeur spécifique est souvent nécessaire. En cas de retrofit sous Mach3, LinuxCNC, EdingCNC ou Masso, vous bénéficiez de post-processeurs prêts à l’emploi dans la plupart des logiciels FAO actuels, ce qui simplifie énormément le flux de travail depuis Fusion 360 ou CamBam.
Identification des versions de contrôleurs (charlyrobot CR3, CR5, cartes d’axes) sur le marché de l’occasion
Lors d’un achat d’occasion, le contrôleur est parfois plus déterminant que la partie mécanique. Certains Charlyrobot sont pilotés par un rack externe avec carte CR3 ou CR5, d’autres disposent d’une électronique plus récente intégrant les drivers d’axes dans un seul boîtier. Quelques points à vérifier :
- présence d’un port
RS232ou USB propriétaire entre le PC et la machine ; - existence du logiciel de pilotage et des licences (CharlyGraal, pilotes spécifiques) ;
- type de drivers moteurs (carte Isel, cartes propriétaires, drivers standards step/dir).
Plus l’électronique est spécifique, plus le coût d’une éventuelle réparation ou mise à jour peut monter. Un retrofit complet vers une électronique standard représente parfois un investissement plus rentable que la recherche de pièces d’origine MECANUMERIC, surtout sur des générations de plus de 20 ans.
Critères techniques à vérifier avant d’acheter un charlyrobot d’occasion
État de la broche : jeu radial, roulements, puissance (kress, mecatool, HSD…)
Une grande partie du budget de remise en état peut partir dans la broche. Lors de la visite, essayé de :
- contrôler le jeu radial en essayant de bouger la pince à la main machine coupée ;
- écouter le bruit en rotation à différentes vitesses (sifflement régulier vs grondement de roulements fatigués) ;
- identifier le modèle (Kress, Mecatool, HSD, Elte, broche chinoise) et la puissance nominale.
Un modèle industriel de 1,5 à 3 kW avec pinces ER32 offre un confort d’usinage nettement supérieur à une broche légère d’origine. Le remplacement des roulements sur certaines broches peut dépasser 300 € pièces et main d’œuvre, ce qui justifie de le prendre en compte dans la négociation. Pour l’usinage d’aluminium 7075 ou de laiton, une broche rigide et équilibrée reste un prérequis pour tenir des passes correctes sans vibration.
Précision mécanique : jeu des vis à billes, guidages linéaires, backlash et répétabilité
Les Charlyrobot sont réputées pour leur précision, à condition que les vis à billes et les guidages linéaires soient en bon état. Concrètement, vous pouvez :
1) Vérifier le jeu en inversant le sens de déplacement d’un axe et en observant le temps mort avant que le chariot reparte. 2) Contrôler visuellement les rails et patins : absence de marques sévères, graissage correct. 3) Usiner une petite pièce test avec des poches et des contours, puis mesurer le décalage entre passes successives. Un backlash trop important dégrade fortement la répétabilité, ce qui devient problématique en micro-mécanique. Une réfection de vis à billes (ou un remplacement) peut rapidement coûter plusieurs centaines d’euros par axe, autant l’intégrer dans le calcul de prix.
Électronique et câblage : cartes drivers, alimentation, variateur, connectique propriétaire
Sur une machine de plus de 15 ou 20 ans, la partie électronique est souvent le maillon faible. Les symptômes typiques : axes qui décrochent, drivers qui chauffent anormalement, variateur de broche instable. Un examen visuel du rack ou de l’armoire de commande est très utile :
Recherche de condensateurs gonflés, de traces de chauffe, de bricolages hasardeux sur le câblage ou les connecteurs. Une connectique propriétaire (prises spécifiques, adaptateurs RS232 non standard) implique parfois l’usage d’un vieux PC dédié, voire d’un câble croisé très spécifique. Beaucoup d’acheteurs choisissent de repartir sur un contrôleur moderne avec drivers step/dir standard, ce qui permet d’utiliser des logiciels comme Mach3 ou LinuxCNC tout en conservant la mécanique d’origine.
Surface de travail, courses XYZ et rigidité du bâti pour aluminium, laiton et plastiques techniques
La surface utile doit être en adéquation avec vos pièces. Pour un projet de voiture RC 1/10, une course d’au moins 400 × 200 mm est souvent souhaitable, ce qui pointe plutôt vers un 2U ou une DMC qu’un 4U. La hauteur sous broche et la course en Z conditionnent aussi la possibilité de brider certaines pièces en étau. Les bâtis Charlyrobot, en fonte ou en acier mécano-soudé, offrent une bonne rigidité pour leur taille, mais il est prudent de vérifier :
- la perpendicularité portique/table (par exemple avec un comparateur sur une équerre rectifiée) ;
- l’absence de fissures ou déformations visibles du châssis ;
- l’état de la table (gouges profondes, planéité approximative).
Une bonne rigidité garantit la stabilité des passes dans l’aluminium ou le laiton, même avec des fraises de petit diamètre. À défaut, il faudra réduire les profondeurs de passe et les vitesses d’avance, au détriment du temps de cycle.
Compatibilité PC, ports USB/RS232, drivers windows, post-processeurs FAO et mises à jour
Beaucoup de Charlyrobot d’occasion sont livrés avec un PC d’origine sous Windows XP ou 7, parfois avec port série RS232 uniquement. Or, les systèmes récents gèrent de moins en moins bien ces interfaces, surtout avec des drivers propriétaires. Avant achat, il est prudent de demander :
- si le logiciel et les drivers fonctionnent sous Windows 10 ou 11 ;
- si les licences sont encore valides et transférables ;
- si un câble spécifique (par exemple câble Ethernet croisé ou adaptateur série/USB particulier) est nécessaire.
En cas de retrofit, la compatibilité devient beaucoup plus confortable : la plupart des contrôleurs modernes disposent de connexions Ethernet ou USB standard, reconnues sous les versions actuelles de Windows ou Linux. Les post-processeurs pour Mach3, LinuxCNC ou EdingCNC sont intégrés à la plupart des FAO, ce qui simplifie l’enchaînement CAO–CAM–CNC.
Où acheter un charlyrobot d’occasion en toute sécurité : plateformes et vendeurs spécialisés
Marché de l’occasion entre professionnels : exapro, EquipNet, surplex, machines-outils.fr
Pour un achat de Charlyrobot d’occasion auprès de professionnels, les plateformes d’équipements industriels restent une bonne option. Elles permettent en général d’accéder à des machines issues d’ateliers, d’écoles ou de PME avec un minimum de traçabilité. L’avantage principal : la possibilité de récupérer une machine accompagnée de sa documentation, parfois même avec une facture initiale et un historique de maintenance. En contrepartie, les prix y sont souvent plus élevés que sur les petites annonces généralistes, mais la probabilité de tomber sur une machine incomplète ou irréparable est plus faible. Ce type de marché convient bien si vous envisagez un usage semi-professionnel ou si vous voulez intégrer la machine dans un atelier déjà outillé.
Petites annonces généralistes : LeBonCoin, ebay, marketplace et leurs limites pour le matériel CNC
Les plateformes comme LeBonCoin ou eBay regorgent de références Charlyrobot, de la petite 4U de lycée à la grande CRL 1500 de découpe grands formats. L’attractivité principale reste le prix, souvent bien en dessous des offres professionnelles. Mais certains risques apparaissent :
- machine vendue « en l’état » après des années sans service ;
- absence du logiciel d’origine, du rack de commande ou de câbles spéciaux ;
- électronique partiellement HS sans diagnostic précis.
Dans ce contexte, une visite sur place avec tests basiques est quasi indispensable. La comparaison avec des machines neuves d’entrée de gamme (CNC 3018, petites 6040 chinoises) permet aussi de fixer un plafond de prix raisonnable. Un Charlyrobot incomplet ou très fatigué peut rapidement nécessiter plusieurs milliers d’euros de remise en état.
Revendeurs spécialisés et reconditionneurs charlyrobot / MECANUMERIC en france et en europe
Certains distributeurs CNC français reconditionnent régulièrement des machines Mécanuméric et Charlyrobot. La valeur ajoutée : un contrôle mécanique complet, la révision de la broche, parfois un retrofit électronique, et un support technique minimal au démarrage. Pour un utilisateur non spécialiste, cet intermédiaire peut faire la différence entre un projet qui démarre en quelques jours et un chantier de plusieurs mois. Le surcoût par rapport à une annonce entre particuliers est réel, mais il faut le mettre en regard des coûts cachés (temps de mise au point, pièces spécifiques, câblage) et des risques de panne précoce.
Achat en lycée technique, fablab ou centre de formation (CFA, IUT, BTS CPI, CRSA, CIM)
Un grand nombre de Charlyrobot ont été installées en lycées, IUT ou CFA. Lorsque ces structures renouvellent leur parc, les anciennes machines sont parfois cédées à bas prix, voire données, à condition de gérer soi‑même le démontage et le transport. L’intérêt majeur : ces machines ont souvent tourné peu d’heures, dans des environnements relativement propres, avec une maintenance encadrée. En revanche, les procédures administratives peuvent être longues, et l’électronique n’est pas forcément à jour avec les exigences d’un atelier moderne. Pour un fablab ou un club de modélisme, ces machines constituent une excellente base, à condition de prévoir un budget de retrofit et de mise aux normes électriques.
Points de négociation et estimation du juste prix d’un charlyrobot d’occasion
Grille de prix selon l’année, le modèle (charlyrobot 2U, 4U, DMC) et les heures de fonctionnement
Le prix d’un Charlyrobot d’occasion varie énormément selon le modèle et son état. À titre indicatif, sur le marché actuel :
| Modèle | Fourchette typique | État / configuration |
|---|---|---|
| Charly4U | 800 – 2 000 € | Avec rack, logiciel + PC, broche d’origine |
| Charly2U | 1 500 – 3 000 € | Surface plus grande, souvent en lycée technique |
| DMC (mini-centre) | 4 000 – 10 000 € | Version industrielle, parfois avec changeur d’outils |
La présence d’un changeur d’outils, de servomoteurs d’axes ou d’encodeurs peut faire grimper significativement le tarif. À l’inverse, l’absence de rack, de logiciel ou de PC prêt à l’emploi doit entraîner une nette baisse du prix, car l’investissement pour remettre la machine en état de marche sera non négligeable.
Influence des accessoires inclus : étau, table à dépression, arrosage, 4ᵉ axe rotatif, pinces ER
Les accessoires conditionnent souvent la capacité à produire rapidement. Un Charlyrobot livré avec un étau de qualité, un jeu complet de pinces ER, une table à dépression et un système de micro-lubrification représente un ensemble déjà opérationnel pour la plupart des travaux en bois, plastique et aluminium. Chaque accessoire a une valeur marchande : un bon 4ᵉ axe rotatif ou une table à dépression sur mesure pour format A2 peut valoir entre 500 et 1 500 € en neuf. Dans la négociation, il est donc pertinent de distinguer clairement la valeur de base de la machine nue et la valeur des périphériques. Cela permet de justifier un prix plus élevé si l’ensemble est très complet… ou d’argumenter une baisse lorsque la machine est dépourvue de ces éléments.
Argumentaire basé sur les coûts de remise en état : broche, drivers, règles de mesure, moteurs pas à pas
Un bon moyen de négocier consiste à chiffrer les travaux de remise en état que vous devrez probablement engager :
- Remplacement ou révision de broche (300 à 1 500 € selon modèle).
- Changement des drivers d’axes ou d’une carte mère propriétaire (200 à 600 €).
- Éventuelle pose de règles de mesure ou de capteurs de référencement modernes.
Si les moteurs pas à pas sont anciens mais fonctionnels, ils peuvent encore convenir pour un retrofit, à condition que leur couple soit suffisant. En revanche, des moteurs manifestement faibles ou des servomoteurs sans documentation simple compliqueront votre projet. En chiffrant ces risques, vous obtenez une base solide pour ajuster le prix réclamé par le vendeur à un niveau cohérent avec les alternatives neuves disponibles.
Comparaison avec des alternatives neuves d’entrée de gamme (shapeoko, BZT, CNC 3018) pour amateurs
Pourquoi payer 2 000 ou 3 000 € pour un Charlyrobot de 15 ans alors qu’une CNC chinoise 6040 ou une machine type CNC 3018 se trouve à quelques centaines d’euros ? La réponse tient principalement à la rigidité, à la précision et à la durée de vie potentielle. Les structures en profilé léger des machines grand public ont montré leurs limites : jeu important d’axe, portique flexible, électronique aléatoire. En revanche, des marques comme BZT ou CNC-STEP proposent des machines neuves beaucoup plus sérieuses, mais à des tarifs qui s’approchent vite de 3 000 à 5 000 € machine nue, hors broche. Un Charlyrobot correctement évalué et remis en état peut donc représenter un « milieu de gamme » pertinent : bâti industriel, courses adaptées, mais investissement global inférieur à celui d’une machine européenne neuve comparables.
Remise en service, maintenance et upgrades d’un charlyrobot d’occasion
Procédure de contrôle initial : géométrie, perpendicularité, calibration des axes X/Y/Z
Une fois le Charlyrobot installé dans l’atelier, une procédure de contrôle initial évite bien des déconvenues. Une approche simple consiste à :
- référencer les axes puis usiner un carré ou un cercle de test dans un matériau tendre ;
- mesurer les dimensions et l’orthogonalité avec un pied à coulisse et une équerre de précision ;
- ajuster les pas par mm et les paramètres de calibration dans le contrôleur (Mach3, LinuxCNC, EdingCNC ou électronique d’origine).
Pour la perpendicularité Z/table, un comparateur monté dans la broche, balayant un cercle, permet de mesurer l’écart et d’ajuster légèrement le portique ou la tête. Ce travail initial garantit que les futures pièces ne cumuleront pas d’erreurs de géométrie invisibles à l’œil mais rédhibitoires pour l’assemblage mécanique.
Mise à jour de l’électronique : retrofit avec contrôleur mach3, LinuxCNC, EdingCNC ou masso
Le retrofit électronique est un sujet central sur les Charlyrobot d’occasion. Beaucoup d’utilisateurs font le choix d’abandonner l’électronique propriétaire pour des solutions standards :
Mach3ouMach4avec carte d’interpolation USB ou Ethernet ;LinuxCNCpour un environnement open source robuste ;EdingCNCouMassopour des contrôleurs tout-en-un dédiés.
Cette modernisation apporte plusieurs avantages : compatibilité avec Windows récents, support de broches plus puissantes, gestion de changeurs d’outils, macros de préchauffage de broche (par exemple séquence M3 puis G4 P60 puis M5). Le coût de ce retrofit varie largement selon que vous conservez les moteurs et une partie des drivers ou que vous remplacez tout. Dans la plupart des cas, l’investissement reste inférieur au différentiel de prix entre une machine neuve de même catégorie et votre Charlyrobot d’occasion.
Maintenance préventive : lubrification, tension des courroies, réglage des fins de course et capteurs
Une fois la machine opérationnelle, la maintenance préventive conditionne la stabilité de la précision dans le temps. Trois gestes sont particulièrement importants :
- graissage régulier des vis à billes et guidages linéaires avec une graisse adaptée ;
- contrôle périodique de la tension des courroies (lorsqu’il y en a) et du jeu des poulies ;
- test des fins de course et capteurs de référencement pour éviter les collisions en bout de course.
Un planning simple, par exemple un contrôle rapide toutes les 50 heures de fonctionnement et un entretien approfondi tous les 6 mois, suffit largement pour un usage d’atelier amateur ou semi-professionnel. Les données observées dans de nombreux ateliers montrent qu’une machine bien entretenue perd moins de 0,01 mm de répétabilité par an, même après plusieurs centaines d’heures d’usinage.
Ajout d’aspiration, d’enceinte fermée et gestion des copeaux pour l’usinage bois, PMMA et composites
La plupart des Charlyrobot d’origine n’étaient pas livrés avec une aspiration intégrée. Pourtant, dès que vous commencez à usiner du MDF, du PMMA ou du carbone, la gestion des copeaux et des poussières devient un sujet majeur. L’ajout d’une enceinte fermée autour de la zone d’usinage apporte plusieurs avantages : réduction du bruit, confinement des particules, amélioration de la sécurité. Un simple capotage en polycarbonate, associé à un aspirateur industriel muni d’un filtre adapté, suffit souvent pour des usages intensifs en bois ou plastiques. Pour les composites et le carbone, un niveau de filtration plus poussé est recommandé, avec des filtres HEPA ou des systèmes spécifiques. Une bonne évacuation des copeaux améliore aussi la durée de vie des fraises et la qualité de surface, surtout dans l’aluminium où les copeaux recoupés sont l’une des premières causes d’usure prématurée.
