Le simogramme

Un simogramme est une représentation graphique de l’organisation temporelle des différentes tâches d’un cycle de fabrication (comme les différentes opérations d’une gamme). Il permet de définir si ces tâches sont successives ou simultanées et si elles requièrent des ressources humaines ou matérielles . Il est également un support pour optimiser le cycle, déterminer la cadence nominale et différents taux d’occupation théoriques.

Conventions graphiques du simogramme

On distingue trois types de tâches dans les simogrammes et on utilise traditionnellement les représentations graphiques suivantes :

  •  Temps manuel (Tm) : pour une tâche effectué par un opérateur seul (ex : contrôle visuel).

On indique le code de la tâche (I) et la durée (en cmin par exemple : 300). La longueur de la barre est proportionnelle à la durée.

  • Temps technologique (Tt) : pour une tâche effectuée par une machine seule (ex : four).

simogramme-tt

Différentes machines seront représentée par des hauteurs différentes.

  • Temps techno-manuel (Ttm) : pour une tâche effectuée par un opérateur sur une machine (ex : tour de potier).

Les temps manuels fréquentiels (Tmf ), par exemple les contrôles périodiques, sont représentés hachurés (en indiquant la fréquence)

Si la fréquence est irrégulière (ex : affutage), on représente la tâche manuelle avec le temps moyenné de l’irrégulier ajouté au temps standard

Dans un cycle de fabrication, un élément est dit déterminant par rapport à un autre, s’ils sont simultanés et que le second se termine avant la fin du premier. On parle aussi d’attente sous cycle.

Si enfin une activité requiert la présence de deux opérateurs simultanément, on relie leurs deux éléments manuels par une barre oblique

e permet de calculer les indicateurs suivants :

  • Le temps de cycle de référence (tCR), qui est le temps déterminant résultant du simogramme, ramené à une unité produite (en pondérant les temps fréquentiels). En cas de fréquentiels, on peut aussi calculer un temps de cycle minimal et un temps de cycle maximal.
  • Le taux d’occupation opérateur (TO) :

TO =  100 × (∑tm + ∑ttm + ∑ttmf + ∑tmf) / tCR

  • Le taux d’engagement machine (TE) :

TE =  100 × (∑tt + ∑ttm + ∑ttmf) / tCR

Exemple de simogramme

Considérons un potier qui tourne une pièce donnée, puis la cuit dans un four. Il enchaînera les tâches suivantes :

TÂCHE TYPE LIBELLÉ DURÉE (CMIN)
I tm Préparation de l’argile 28
II ttm Tournage de la pièce 136
III tm Ebavurage de la pièce 32
IV ttm Mise au four 12
V tt Cuisson 720
VI ttm Sortie du four 24
VII tmf Approvisionnement en argile (toutes les 6 pièces) 52

 

On peut alors tracer le simogramme suivant, avec une hauteur pour la machine « tour » et une hauteur pour la machine « four » :

simogramme-non-optimise

Ce simogramme n’est bien sûr pas optimisé : le potier ne va pas attendre devant son four que la pièce soit cuite…